31/08/2019.

L’étau FMZ

Voici cet outil. Il se compose de deux parties : l’étau proprement dit et le dispositif de fixation sur table. Il existe une version avec ventouse, mais je n’ai pas trop confiance en ce type de fixation…

L’embase est munie d’une rotule qui permet d’orienter l’étau dans un grand nombre de directions.

Étau Proxxon FMZ

Le dispositif de fixation se présente comme une pièce en forme de C dont la branche supérieure s’insère dans l’embase de l’étau. La branche inférieure est munie d’une vis moletée qui fait serre-joint. Cette fixation rend donc l’étau facilement déplaçable, mais forcément en bord de table. En cas de chute de l’objet serré dans l’étau, il y a 90 % de chances qu’il se retrouve par terre !

Fixation de l’étau

Qualités et défauts de l’étau

La rotule est bien pratique, mais l’ennui est qu’elle n’est pas parfaitement sphérique, et que sa manœuvre est donc assez dure. De plus, son dispositif de serrage a une course très limitée, ce qui fait qu’au bout d’un certain temps, il vient au blocage alors que la rotule n’est pas vraiment serrée. Alors, vous avez beau forcer sur la vis, votre étau ne tient plus réellement en place et tourne à la moindre sollicitation.

Embase de l’étau

Légende : 1- points d’articulation ; 2- course de serrage quasi nulle.

Un autre problème est posé par les tiges guides parallèles des mâchoires. Elles sont en acier nickelé, mais d’un diamètre un peu trop faible, et pas vraiment rectifiées. Il y a donc un jeu assez important dans la mâchoire mobile, et un parallélisme illusoire.

Les mors sont équipés de rainures en V, horizontalement et verticalement, qui permettent le serrage efficace de pièces cylindriques, d’un diamètre minimum de 3,5 mm. Personnellement, j’aurais préféré moins. Ils sont munis de mordaches amovibles en caoutchouc synthétique de bonne qualité : je les utilise souvent pour souder des pièces (leur propriété d’isolant thermique facilite la montée en température), et j’ai constaté qu’elles résistent très bien à la chaleur du soudage.

Améliorations

Concernant les guides parallèles, j’ai acheté du rond d’acier « stub » de 9 mm, dans lequel j’ai coupé deux longueurs de 130 mm. Un léger chanfrein aux extrémités permet de les insérer sans difficulté dans la mâchoire mobile. Le guidage devient beaucoup plus doux, sans « broutage », ce qui permet de manœuvrer la manivelle d’un seul doigt. Le parallélisme est meilleur, sans être parfait. L’inconvénient est que cet acier peut rouiller, et qu'il faut donc le nettoyer et le graisser pour le protéger.

Concernant le serrage de la rotule, il y a deux solutions.

La première, la plus simple, consiste à insérer des petites cales rectangulaires de l’épaisseur la plus forte possible (1 mm semble le maximum) au niveau des points d’appui de l’articulation. C’est assez efficace, du moins pendant un certain temps, jusqu’au moment où les pièces en aluminium se déforment un peu plus : on est alors ramené au même problème. Ici, les cales sont de petits morceaux de verre-époxy (circuit imprimé) d’épaisseur 0,8 et de dimensions 10 × 10 mm.

Cales pour augmenter le serrage de l’embase

La deuxième solution est de prendre le mal à la racine : puisqu’il n’y a pas assez de course de serrage, augmentons-la en diminuant l’épaisseur de l’étrier mobile par limage ou fraisage (partie hachurée).

Partie à limer ou fraiser

Pour ma part, tant que la première solution fonctionne, j’en resterai à celle-ci.

Étau Proxxon FMZ
réf. 860-28608
36,58 € — prix 2019
chez micro-modele.fr

Barre d’acier rectifié 1 m × ø 9 mm
réf. BAZ-0043
9,17 € TTC — prix 2019
chez esse.fr