L’éclairage

Point délicat si l’on n’est pas équipé façon studio !

La lumière naturelle

C’est la lumière la plus riche en longueurs d’ondes, du rouge au violet, mais c’est aussi la plus changeante, en direction, en intensité et en température de couleur (quoique ce dernier point ne soit pas très important, voir Le réglage des couleurs). Évitez le plein soleil, qui donne une lumière trop crue et trop directe. Évitez aussi un temps venteux et nuageux où les nuages, en passant, vont faire varier énormément et rapidement la luminosité. Mieux vaut un temps uniformément gris. Utilisez un réflecteur (une plaque de polystyrène extrudé blanc par exemple) pour uniformiser et diffuser la lumière.

Erreur à ne pas commettre : le contre-jour. La lumière ne doit pas venir de l’arrière du sujet. Puisque vous ne pouvez pas changer l’orientation du soleil, il faut tourner votre sujet en fonction de cela. L’idéal serait que les rayons solaires tombent à 45°, tant verticalement qu’horizontalement.

Les lampes fluorescentes (tubes ou fluocompactes)

Elles sont à éviter. En effet, le spectre lumineux de ces lampes est assez pauvre, et certaines couleurs seront sans doute mal rendues. De plus, leur température de couleur est rarement indiquée, et est très variable d’un exemplaire à l’autre. Les simples mentions « couleur chaude » ou « couleur froide » sont très insuffisantes. Cependant, il existe des lampes dont la température de couleur est bien précisée. Voir par exemple la boutiquechassimages.com du magazine Chasseur d’Images.

Remarque : les lampes à LED, qui arrivent sur le marché, malgré certains avantages (très longue durée de vie, allumage immédiat, très peu de dégagement de chaleur), ont le même inconvénient concernant le spectre lumineux.

Les lampes à incandescence

Les lampes à incandescence n’ont plus la cote. Leur lumière tire sur le rouge, mais leur spectre est quand même beaucoup riche que celui des fluo. Si les classiques ne sont plus sur le marché, on trouve encore des lampes à quartz, sous forme d’ampoules classiques contenant l’ampoule en quartz, qui est très fragile, ou de tubes pour les lampadaires « halogènes », ou encore de petits spots.

On peut par exemple s’équiper de trois spots très basse tension, qui fonctionnent sur transformateur, dont la lumière est plus blanche que les spots « secteur » 230 V. Deux spots donneront la lumière principale (à droite et à gauche du sujet), le troisième pourra éclairer le fond ou donner un éclairage d’ambiance en le dirigeant vers un réflecteur.

Attention quand même au fait que les spots ont un faisceau lumineux assez étroit et risquent de ne pas éclairer uniformément un modèle de grandes dimensions. Dans ce cas, il faudra augmenter leur nombre.

Le flash

Pour la prise de vue au flash, on ne peut pas utiliser le flash incorporé à l’appareil : trop petit, trop directif et trop près du sujet, donc donnant une lumière crue à l’avant-plan, et des ombres très « bouchées » à l’arrière-plan. Il faut obligatoirement un ou (mieux) deux flashes séparés montés de part et d’autre du sujet, et si possible munis d’un diffuseur. Solution donc chère !

Conclusion

Les solutions les meilleures tout en étant les moins coûteuses sont :