Détaillage du wagon plat Res (R9)

Plaques de marquage

Les plaques de marquage sont mal positionnées sur le wagon Jouef. On peut supposer que c’était pour faciliter l’inscription en courbe de très petit rayon. Je vais donc les refaire. Il me faut :

Les marquages

La couleur a été déterminée par un premier essai sur papier normal, puis photographie de cet essai avec le wagon, de façon à trouver quelles corrections de couleurs il fallait apporter. Le résultat sur papier photo n’est pas parfait, mais je m’en contenterai.

Après réflexion, j’aurais dû découper une des étiquettes et la coller à peu près à la position correcte : l’éclairement aurait été ainsi plus égal entre les parties à comparer, et la comparaison aurait été sans doute plus juste.

On notera que la couleur des bogies LS Models est elle aussi assez différente. Une bonne patine devrait atténuer toutes ces différences.

Détermination de la couleur par comparaison

Voici un échantillon de ces marquages sous forme de fichier PNG. Les originaux sont en format vectoriel et utilisent les polices SNCF que l’on pouvait trouver il y a quelques années encore sur le site Apocopa, mais malheureusement plus aujourd’hui. Les traits noirs extérieurs sont des repères de coupe permettant d’agrandir la zone colorée, évitant ainsi de laisser la moindre bande blanche après découpe. Les caractères sont légèrement surdimensionnés pour améliorer leur apparence.

Marquages du wagon Res

Les supports

Les supports des plaques sont en chrysocale de section 1 × 0,15 (parce que j’en avais sous la main). Ils affecteront une forme en Z, de façon à être collés sur l’intérieur du châssis, et à faire légèrement saillie sur l’extérieur des faces du wagon.

La soudure se fait à plat, avant mise en forme : le maintien des pièces est facile, et le soudage aussi. La coupe à longueur se fait au fur et à mesure. La découpe des plaques est faite ensuite, et enfin le pliage des supports.

Comme pour les marchepieds, j’ai passé un brunisseur sur ces pièces, mais je ne le recommande pas. J’ai déjà dit que cette opération laisse une couche poudreuse qu’il faut enlever. Mais il est difficile d’atteindre les recoins, et les futurs collages risquent de ne pas tenir.

Soudage des plaques

Implantation, collage et montage sur le wagon

Voici un schéma approximatif de l’implantation des marquages sur le wagon, basé principalement sur des photos, tout en remarquant qu’il y a d’assez nombreuses variantes. Le porte-étiquettes sera collé sur l’ancienne plaque d’immatriculation, ramenée aux dimensions voulues.

Implantation des marquages sur le Res

L’opération suivante est le collage des étiquettes sur leur plaque. Pas de difficulté, sinon de veiller à la bonne horizontalité. Ceci fait, je passe un feutre fin marron sur la tranche du papier.

Le collage sur le wagon se fait à la cyanoacrylate gel, après avoir ôté les bogies. La masse blanche visible près de la traverse de tête est un morceau de rond polystyrène qui a servi à reboucher le trou du tampon, qui était mal placé, pour le recentrer. Je n’ai pas voulu risquer d’enlever l’excédent.

Collage des plaques sous le châssis

Vue d’une nouvelle plaque à côté de l’ancienne non encore modifiée, à titre de comparaison. « Ma » police est plus conforme que celle de Jouef. Aïe ! J’ai fait une erreur sur le régime d’échange : 21 au lieu de 31 ! À refaire !

Par ailleurs, le débattement du bogie ne devrait poser aucun problème.

Comparaison des nouvelles plaques avec l’ancienne

Et je passe aux décalcomanies

Et puis finalement, tant qu’à refaire, je me lance dans la décalcomanie ! Deux pochettes commandées, une avec fond blanc, l’autre avec fond transparent. Evidemment, pour le Res, le marquage blanc ne peut être obtenu qu’avec un fond blanc. Après quelques essais à blanc plus ou moins satisfaisants (un article à ce sujet est en cours de rédaction), je remplace donc le papier autocollant, le plus délicat étant de le décoller sans laisser de traces de colle. Les « décals », comme on dit chez les initiés, se (re) positionnent facilement. Notez que j’ai modifié la couleur de l’impression. Voyez ce que ça donne en bas de page.

Volants de frein à main

Les volants de frein d’origine sont très grossiers et mal positionnés. Il en existe de très fins en photodécoupe, mais ils ont l’inconvénient d’être plats et non coniques. Leur diamètre idéal est de 5 mm. Ici, ce sont des volants de récupération, ø 6, l’un en plastique, et l’autre en laiton.

Le problème est qu’il n’y a pas de support, les anciens volants étaient simplement collés sur le renfort de châssis, et trop bas. Je colle donc dans la perforation de ce renfort un rond en polystyrène ø 1,2 qui a été percé préalablement dans son axe, de chaque côté, d’un trou ø 0,4. Il reçoit les arbres des volants en maillechort ø 0,3.

Implantation des volants de frein

Ranchers

Plusieurs ranchers étant cassés, j’ai décidé de les remplacer par des pièces de surplus venant de wagons Oskar et Roco. Le plus long est d’araser proprement les anciens sans endommager la caisse. Il faut ensuite percer au diamètre convenable (1,3 mm pour moi). Le fait qu’il y ait deux types différents de ranchers ne me gêne pas : on voit cela sur des wagons réels.

Autres détails à ajouter — peut-être…

Les détails les plus visibles qui manquent encore seraient les poignées de frein et la tirette de purge, accessoires figurés sur le schéma ci-dessus. On verra ça… un jour…

Résultat

Vue des modifications sur le wagon Res

Ainsi modifié, je trouve que ce wagon fait encore bonne figure à côté du matériel actuel, d’autant plus que ce type de wagon n’a pas été beaucoup reproduit récemment. Il y a bien un modèle Trix réf. 24521, prix environ 40 €, de gravure pas tellement meilleure, et un Roco réf. 67558, environ 45 €, tous deux en époque V, évidemment d’ascendance germanique (tampons entre autres) et… chers !