Tampons

Les tampons sont constitués d’un boisseau et d’un plateau muni d’une tige (le plongeur).

Le repère 4 représente la traverse de tête du wagon.

Selon les cas et la dispo­nibilité, ces éléments seront en laiton ou en maillechort. Je vous don­ne pour chaque wa­gon les cotes approxima­tives des tampons.

Vue éclatée d’un tampon

  1. Plateau
  2. Tige
  3. Boisseau

Tampons pour Res et Rloos

Cotes du tampon pour Res et Rloos

Le plateau est obtenu à partir d’une vis en laiton mise en forme sur une mini perceuse. Puis les méplats haut et bas sont réalisés au disque diamanté. Enfin, les angles sont arrondis au papier abrasif fin. La tige est un tube de laiton de diamètres 1,5 × 1,1. Le boisseau est un tube de laiton de diamètres 2,5 × 1,6. Ces valeurs permettent le coulissement de la tige dans le boisseau, permettant faire des tampons à ressort. Mais j’ai vite abandonné cette idée.

Tampons pour Habiss

Le plateau est obtenu à partir d’une chute de photodécoupe en maillechort ép. 0,3 mm découpée grossièrement puis ajustée à la lime ou au disque diamanté (cette dernière opération est à faire de préférence après soudage sur la tige). Les angles sont arrondis à la lime puis au papier abrasif fin. La tige est un tube de laiton de diamètres 1,3 × 0,9. Le boisseau est un tube de laiton de diamètres 2,0 × 1,4.

Cotes du tampon pour Habiss

Pour faciliter le centrage et consolider la soudure du plateau sur la tige, le plateau est percé en son milieu au diamètre 0,8 et une courte section de rond maillechort du même diamètre y est plantée. L’ensemble est enfilé sur la tige, puis le tout est soudé avec du flux et, si possible, de la soudure à l’argent, un peu plus dure que celle au plomb.

Finalement, la partie de tige ø 0,8 qui dépasse du plateau est arasée à la lime, et les dimensions du plateau sont ajustées comme indiqué ci-dessus.

Un bourrelet à l’embouchure du boisseau est obtenu lors de la coupe du tube de laiton placé dans le mandrin d’une perceuse (à faible vitesse) : en appuyant assez fort avec un cutter, on repousse le métal et on obtient ce bourrelet sympathique quoiqu’un peu aléatoire…

Tampons pour Iaehss

Le plateau est obtenu à partir d’un tampon acheté chez micro-modèle (ex-Train Magique) tourné sur une mini perceuse. Comme pour le Habiss, la tige est un tube de laiton de diamètre extérieur 1,3, et le boisseau est un tube de laiton de diamètres 2,0 × 1,4.

Cotes du tampon pour Iaehss

Un bourrelet est obtenu de la même façon que précédemment.

Avant assemblage, brunir les plateaux et peindre les boisseaux dans la teinte du châssis. Il faut maintenant supprimer tout ou partie des anciens boisseaux en plastique et repercer au diamètre voulu, 2 ou 2,5 mm suivant les cas. Les nouveaux tampons seront collés à la cyanoacrylate ou à la Kristal Klear, cette dernière permettant un réajustement éventuel plus facile.

Marchepieds

Les marchepieds sont des pièces photogravées de Haxo Modèles, réf. HM 44049. Cette référence propose seize pièces, moitié en largeur 3 mm, moitié en 4 mm. Les marchepieds de 3 mm conviennent pour les wagons Gas et Res ; ceux de 4 mm pour les Rloos et Iaehss (le Habiss a des marchepieds d’un type spécifique). Une chose me chagrine dans ces marchepieds : leur support ne se prolonge pas sous la marche, ce qui leur donne un aspect trop plat.

Les pattes de fixation comportent une demi-gravure imitant les têtes de boulons réels. Pour plus de réalisme, je vais les percer à ø 0,4 et leur souder un fil de maillechort de 0,3 mm. Ce fil servira à la fois de décoration et de renfort de fixation : il sera introduit dans un trou percé dans la caisse du wagon. J’ai d’abord prévu deux fils pour la fixation, puisqu’il y a deux boulons, mais j’ai vite constaté qu’il est difficile d’aligner verticalement deux trous aussi rapprochés. Donc l’un servira uniquement de décor et sera arasé à l’arrière.

Les marchepieds, encore sur leur grappe, sont successivement décapés au papier abrasif grain fin, brunis pour ternir leur aspect (ils sont en laiton), rincés. La couche poudreuse qui se forme est soigneusement essuyée. La grappe est ensuite collée au double-face mince sur un martyr en contreplaqué pour le perçage.

Les soudures devant être faites à l’arrière, la grappe est décollée, retournée puis de nouveau collée. Les pattes sont décapées au stylo à fibres de verre, deux morceaux de fil sont positionnés dans les trous et légèrement enfoncés pour faire saillie de l’autre côté. Un peu de flux, très peu d’étain, et c’est fait. Les fils sont alors coupés approximativement à longueur, puis on recommence pour le marchepied suivant.

Lorsque tous les fils sont soudés, on peut séparer les différentes pièces et recouper éventuellement les fils. L’un doit faire 2 à 3 mm pour la fixation ; l’autre doit être arasé à l’arrière. Les deux doivent être coupés très court à l’avant, et ajustés à la lime pour simuler les têtes de boulons.

Soudage des fils sur les marchepieds

Aspect des marchepieds, vue arrière

Aspect des marchepieds, vue avant

Vis laiton TC M4 pour avoir
un diamètre de tête suffisant

Tampons bombés
Ref. LU-Tamp-Bo
1,61 € les 4
chez micro-modèle