Réglage de la hauteur des attelages

On peut envisager plusieurs solutions, comme intervenir sur le timon — compliqué car pas évident à démonter — ou utiliser des attelages réglables en hauteur, à queue d’aronde —  chose nettement plus facile, mais qui produit un écart plus important des tampons (environ 3 mm, ce qui est beaucoup).

J’ai choisi une solution intermédiaire : amincir la queue des attelages dans leur partie supérieure, et compenser par dessous avec une cale. Il s’agit ici de modèles Fleischmann Profi. L’épaisseur totale est de 1,7 mm. Si on enlève 0,7 mm, valeur assez modérée pour ne pas trop fragiliser l’attelage, on compensera par de la carte plastique ép. 0,75 (rectangle de 7 × 3 mm). Le problème est de maintenir l’attelage pendant l’opération de fraisage. D’où la fabrication d’un montage d’usinage : une plaquette en alu de 2 mm, percée de deux trous ø 2 pour laisser passer la partie mobile — et fragile — de l’attelage, et de deux autres, filetés M2, pour fixer une bride venant immobiliser la tête.

Schéma coté du montage d’usinage

Les cotes des dimensions extérieures ne sont pas critiques, ni celle de l’écartement des trous taraudés. Cependant, la cote de largeur de la bride ne doit pas être dépassée, car il ne faut pas qu’elle appuie sur la partie arrière remontante de la tête.

Schéma du montage d’usinage

Photos

Attelage après usinage. On peut voir la bride démontée avec ses deux vis M2 et l’attelage posé sur le support à travers lequel passent les parties saillantes de la pièce mobile de prédételage. Ceci permet de fixer la tête fermement pendant l’usinage, sans risque de détérioration.

Montage d’usinage

Montage de l’attelage aminci avec la cale en polystyrène, avant d’engager complètement l’ensemble dans le boîtier NEM. L’attelage arrive ainsi pratiquement au même niveau que celui des « faces bombées ».

Attelage usiné en cours de montage

Résultat

Après modification, je trouve le résultat plutôt satisfaisant, même si le « faces bombées » est maintenant un pouïème trop haut, chose facile à corriger avec des cales de rehausse légèrement moins épaisses.

Comparaison

Il reste une inconnue : la force de retenue de l’attelage, sans doute plus faible du fait de l’épaisseur moindre de la queue. S’il s’avère qu’il y a des ruptures, il faudra insérer un coin pour bloquer les clips à l’arrière de l’attelage.