Construction de la caisse

Dossiers

Contrairement au reste du kit, ces pièces sont en laiton, mais cela n’a aucune importance pour leur montage.

De même que précédemment, et contrairement à ce que propose la notice, je préfère monter les décors (cornières de renfort) avant de souder les dossiers sur le châssis. Le risque de dessoudage est faible. C’est quand même arrivé une fois, et pour une soudure seulement.

J’ai préparé un morceau de contreplaqué avec deux rainures d’environ 0,6 mm de large, espacées en intérieur de 9 mm. Ces rainures reçoivent les renforts soudés deux à deux, puis les dossiers. Les différentes pièces sont ainsi bien maintenues pour le soudage.

Les rainures sont fraisées non avec une fraise ø 0,6, que je n’ai pas, mais avec un foret carbure cassé de ce diamètre : il reste juste assez de longueur intacte pour cela. Bien sûr, je ne pourrais pas fraiser du métal ainsi ; mais du bois, ça passe ! Moralité : ne jetez pas vos forets cassés !

Gabarit de montage des renforts de dossiers

NB : je n’ai pas soudé les tenons du bas, qui vont s’insérer dans la traverse. Ce sera fait après le montage des dossiers sur le châssis.

Fixation / soudage des dossiers

J’ai réduit le diamètre de la tête de deux vis M2 × 5 à environ 2,7 mm pour qu’elles puissent d’insérer dans les trous des tampons par l’arrière. Le dossier, après étamage, est fixé sur la traverse par rondelles et écrous ; il est ainsi possible de régler finement sa position en repérant la coïncidence des petits trous de la traverse. La rondelle en acier a peu de chances de se retrouver soudée ; et de fait, ça n’est pas arrivé.

Montage des dossiers

Préparation des parois latérales

Les montants sont soudés avant montage des parois, comme pour les dossiers.

Soudage des parois sur châssis

Attention : les dossiers ont un petit décrochement qui suggère que les parois viennent en butée dessous. Mais ça ne « colle » pas. Il faut limer ce décrochement.

D’autre part, pour que les parois se positionnent correctement par rapport aux longerons, il faut réduire la hauteur des pattes inférieures des montants de 0,5 mm par le dessous (la hauteur de la patte passera de 2,7 à 2,2 mm).

NB : le décrochement du toit est ici très exagéré. Il fait à peine quelques dixièmes de millimètre en réalité.

Positionnement des parois

Pour le soudage, les parois sont maintenues par ruban adhésif, avec une cale en carton de 0,5 mm de chaque côté (sur les bouts) pour obtenir le dépassement voulu des parois par rapport aux dossiers. L’inconvénient de l’adhésif est qu’il laisse un dépôt de colle sous l’effet de la chaleur qu’il faudra enlever à l’acétone.

Toit

La notice dit :

Soudez les deux couples sous la toiture en veillant à leur parfait centrage, ces deux couples entrent légèrement à force dans la caisse et suffisent à maintenir le toit en place sans aucun collage ou soudure.

Pour le positionnement des « couples », il faut marquer le milieu de l’arc de cercle. Pour l’intérieur du toit, c’est délicat !

Je suggère une petite amélioration qui consisterait à interrompre la demi gravure de guidage (2) et à pratiquer l’encoche correspondante dans les « couples » (3). Enfin, chanfreiner ces derniers (1) facilite leur introduction dans la caisse.

Pour le maintien du couple sous le toit avant soudage, une pince à ressort convient.

Montage du toit

Après soudage du premier couple, j’ai vérifié à l’œil la position du second : il y avait un décalage assez important, malgré la position correcte. En fait, le toit est vrillé. Corrigé par torsion inverse.

Résultat : il y a une légère asymétrie du montage, mais invisible en situation, sauf à regarder de face et de très près.

Tampons

La fonderie présente de petites irrégularités. Bavures sur le plateau, tenon pas parfaitement cylindrique (certains entrent librement dans la traverse, d’autres s’y refusent), marque de joint de moulage. Tout cela est à corriger. Le plus ennuyeux est le manque de planéité de l’embase, difficile à corriger étant donnée la présence du tenon. J’ai même fait l’essai sur l’un des tampons à l’embase particulièrement peu plane de scier le tenon, de rectifier l’embase, puis de repercer le fût (ø 2) pour y placer un rond de laiton. Ça a fonctionné à part que le nouveau tenon est de travers ! Mais ce qui compte est qu’il centre correctement le tampon dans son logement.

Donc les tampons ne sont pas parfaitement perpendiculaires à la traverse. Mais quand même mieux que sur certaines productions industrielles…

Essieux

C’est le moment de voir si les essieux se montent facilement. Un petit souci : les roues perdent leur bandage. D’après le fabricant, je cite :

Si il y a des soucis de roues, il faut me les renvoyer pour remontage définitif à la presse, j'ai dû changer de process car le plastique se rétreint très légèrement avec le temps et certains bandages se font la belle ou se mettent en vrac, mon nouveau process règle définitivement ce problème.

Je n’ai pas jugé utile de rémunérer La Poste pour si peu. J’ai collé les bandages sur les roues, par l’intérieur, avec un peu de cyanoacrylate liquide.

Pas de problème de montage des essieux, mais je trouve qu’il y a beaucoup — trop — de jeu latéral : presque 1 mm. Est-ce que le montage sera toujours possible en ajoutant des rondelles entre palier et plaque de garde (car il faut écarter les plaques de garde, comme sur un modèle en plastique) ? Oui. Les rondelles utilisées, que j’avais sous la main, ont un perçage ø 1,6, un diamètre extérieur de 3,4 mm et une épaisseur de 0,3 mm. J’en glisse une sur chaque palier, dont le diamètre est de 1,3 mm.

Et après ?

Avant la décoration, il reste à faire un nettoyage minutieux des bavures de soudure, même s’il n’y en a pas beaucoup. Ce n’est pas vraiment passionnant mais je sais que c’est indispensable pour l’aspect final de l’objet. Je n’ai pas l’intention d’investir dans une sableuse pour le moment. Tout se fera donc à la lime, au grattoir ou au stylo fibre de verre, voire à la brossette inox sur mini-perceuse comme me l’a suggéré un membre du forum Loco-Revue.

À suivre…