Une carte de couleurs

Création d’une carte pour comparer les teintes

Le support est une plaque de polystyrène du commerce, de couleur blanc cassé, légèrement ivoire — elle n’est pas de marque Evergreen.

Je peins cette plaque dans les trois « interprétations » de vert celtique. À chaque fois, cinq couches sont appliquées, en attendant un temps suffisant entre chacune. Pour l’acrylique à l’eau, j’ai accéléré ce séchage avec un sèche-cheveux. Mais je ne peux pas garantir que l’épaisseur totale sera la même pour les trois échantillons.

Les teintes sont, de gauche à droite : Interfer, dilution environ 30%, buse de 0,7, pression 1,5 bar ; Railcolor, dilution environ 50%, buse de 0,4, pression 1 bar ; Decapod, dilution environ 100%, buse de 0,5, pression 1 bar.

Une photo est réalisée avec deux lampes fluorescentes spéciales photo ayant une température de couleur de 5000 K. Les seules interventions sur l’image ont été une correction (très peu : + 2 points de bleu) de la balance du blanc déjà réglée sur l’appareil (Pentax K3), et une égalisation de la luminosité qui était un peu plus faible à droite. Je n’ai pas touché à la luminosité générale. Les teintes réelles paraissent un peu plus claires que sur la photo, mais cela dépend bien sûr de l’éclairage.

Carte des verts celtiques

Je me suis attaché à éviter les reflets qui auraient perturbé les résultats, la peinture Railcolor étant brillante alors que les deux autres sont franchement mates.

Cette photo n’est qu’une forte réduction de l’original, mais je mets à disposition les échantillons originaux au format PNG et en taille 100%, d’après les JPEG bruts de l’appareil photo, ainsi que des échantillons « homogénéisés » par floutage. Les chiffres sont les coordonnées RVB prises vers le centre des échantillons floutés.

Interprétation des résultats

Une remarque préalable : tout ceci n’a pas de prétention scientifique. Je rappelle que le but est de choisir la teinte qui me conviendra le mieux pour mon fourgon.

Voici une reproduction en réduction des échantillons « homogénéisés » en question, de manière que vous puissiez facilement vérifier ce qui suit.

Échantillons des verts celtiques

Dressons un tableau des coordonnées RVB des trois échantillons, classés du plus sombre au plus clair, pour mieux en discerner les différences. Vous pouvez vérifier vous-même ces coordonnées sur les échantillons à l’aide d’une pipette de couleur, telle que Color Cop par exemple.

Coordonnées Différence
Marque
Decapod 46 54 41 0 0 0
Interfer 51 56 47 +5 +2 +6
Railcolor 49 66 45 +3 +12 +4

On constate que l’Interfer contient proportionnellement moins de vert, plus de rouge et plus de bleu. Autrement dit, elle est plus grise (c.-à-d. qu’elle tend vers plus de neutralité). En revanche, la Railcolor contient beaucoup plus de vert, et elle est plus claire, ce qui est d’ailleurs visible à l’œil nu.

Une première conclusion sera que, si les fabricants prétendent avoir obtenu leurs teintes par contretypage du nuancier SNCF, soit il y a une erreur quelque part, soit il existe des nuanciers différents !

C’est reparti pour la peinture du fourgon

Troisième essai : peinture acrylique à solvant Decapod

D’abord l’aspect pratique : les flacons Decapod, en plastique, ne sont remplis qu’à moitié, de façon à pouvoir recevoir directement le diluant dans la proportion recommandée, à savoir 50 - 50. Le nettoyage de l’aérographe se fait à l’acétone. Un demi godet suffit amplement pour cela ; il ne reste pratiquement pas de couleur dans la buse, sauf à la sortie, autour de l’aiguille : facile à enlever.

La pulvérisation est très fine ; la peinture sèche rapidement. L’aspect est trop mat à mon goût. Il faudra vernir en brillant, ne serait-ce que pour appliquer les décalcomanies.

Vert celtique Decapod

On voit que la teinte obtenue n’est pas encore celle des voitures encadrantes. Mais, en terme de luminosité, c’est celle qui se rapproche le plus. Je vais donc la conserver pour mon fourgon. De toute façon, si je voulais aller plus loin, il me faudrait procéder à des mélanges : long, pénible et salissant.