Câblage électrique

Cette page concerne le câblage commun à toutes les voitures, celui de l’éclairage intérieur. Une page spéciale sera consacrée à la voiture pilote (décodeur et fanaux).

Réglettes d’éclairage

Il y a quatre types différents de réglettes : une courte et une longue « normales », et une courte et une longue pour la voiture pilote. Ici, je ne parle que des deux premières, mais les autres sont très semblables.

La courte est destinée au niveau bas et viendra se coller sous l’aménagement du niveau haut. La longue est pour le niveau haut et se colle soit directement sous le pavillon, soit sur des entretoises fixées au châssis, chaque solution ayant ses avantages et ses inconvénients.

Pour toutes mes réglettes, j’utilise de l’époxy ép. 0,8, celui de 1,6 étant beaucoup trop épais.

Pour les LED, j’ai choisi des LED CMS format 1206, blanc « assez » chaud (3500 K), le blanc froid n’étant à mon avis jamais utilisable pour du matériel de chemin de fer, même moderne (sa température de couleur est très supérieure à celle des tubes fluorescents dits « lumière du jour », qui sont les plus courants actuellement). L’idéal est 2700 K pour simuler l’incandescence et 3500 K pour la fluorescence.

LED 1206

Comme déjà dit plus haut, la réglette d’éclairage du niveau bas, la courte, doit être la plus mince possible à cause de la faible hauteur sous plafond. Voici un schéma montrant sa constitution.

Et voici une photo montrant trois aspects de cette réglette, d’avant en arrière :

  • Le circuit nu montrant les perçages au niveau des LED (ce circuit n’est pas celui des VB2N) ;
  • Le circuit monté vu côté composants ;
  • Le circuit monté vu le l’autre côté, recouvert d’une carte plastique qui fait à la fois office d’enjoliveur et de diffu­seur de lumière (pas indispensable).

LED 1206

Réglettes d’éclairage

Circuits imprimés

Vous trouverez ici tous les circuits imprimés sous forme de document PDF.

Note : suivant le mode de fixation, la réglette longue peut poser problème dans la voiture BD (celle qui est attelée à la machine), dont le toit est incliné à une extrémité. Il faudra peut-être plier ou même casser la réglette pour suivre le plan incliné, tout en maintenant les liaisons électriques. Personnellement, j’ai fait un trait de scie en travers, côté non cuivré bien sûr, pour faciliter le pliage.

Câblage de la réglette niveau bas

Je soude deux fils (2) très fins (non isolés, extraits de câbles souples) sur les pastilles prévues. Ceci doit être bien sûr fait avant de coller la réglette (1) sur l’aménagement. Ces fils sont soudés sur des rubans de cuivre autocollants (3) plus discrets que des fils et qu’il est possible de peindre, collés sur les parois de bout.

Connexion réglette basse

Câblage de la réglette niveau haut

Quatre fils vont aboutir sur cette réglette : deux soudés sur les extrémités des barres de maintien ø 0,5, elles-mêmes raccordées aux fils de liaison qui passent le long du châssis, et deux autres qui vont alimenter la réglette basse, par l’intermédiaire des rubans de cuivre vus ci-dessus.

Connexion réglette haute

Sur cette photo, on distingue bien les deux fils rouges (polarité positive), et moins bien un des deux fils noirs. Le deuxième se trouve à l’autre extrémité de la voiture, soudé sur l’autre barre de maintien.

Vous pouvez constater que j’ai choisi l’option de fixer la réglette sur le châssis et non sous le toit. Ainsi, tout le câblage est solidaire du châssis et aucun fil ne risque d’être arraché lorsqu’on lève la caisse. En revanche, cela nécessite un réglage peu évident de la hauteur des entretoises. Sur la photo, elle est trop importante et a été modifiée ensuite. Une valeur de 8 mm devrait convenir dans tous les cas, sauf encore une fois dans les voitures dont le toit est incliné. Remarquez que cette entretoise est collée au niveau d’une cloison, pour éviter de faire fléchir la plaque transparente.

Câblage des attelages conducteurs

J’ai expérimenté des barrettes d’attelage rigides faites en circuit imprimé. C’est très long à fabriquer, à moins d’avoir une table d’usinage à commande numérique ! Outre le prix de revient dérisoire, le seul avantage par rapport aux attelages électriques du commerce (Viessmann en particulier) est que j’ai pu réduire la distance entre boîtiers NEM de 15 à 14 mm, permettant ainsi la marche à bourrelets vraiment joints, ceci sans aucun problème de déraillement, même sur les courbes très serrées. Cela dit, le câblage est le même. Une page est en préparation pour décrire ces barrettes.

Donc les fils des attelages, raccourcis au besoin (une longueur de 40 mm est suffisante), sont passés dans le guide-fils. Ils sont alors soudés sur les fils rigides du châssis, et, le cas échéant, sur la queue étamée de la barre de maintien. La soudure doit se faire dans le haricot pour ne pas trop faire saillie sous le châssis. Attention donc à ne pas faire fondre le plastique ! L’excédent de la barre peut alors être coupé.

Connexion attelage

Test du fonctionnement

Avant de remonter la caisse, il est prudent de faire un essai. Je le fais dans un premier temps en courant continu, avec une alimentation variable de laboratoire. Je règle la limitation de courant à une valeur faible (p. ex. 20 mA, le courant normal ne devant pas dépasser 13 mA). Puis je raccorde le circuit, et je monte la tension à partir de 8 V. Les réglettes s’allument vers 9 V. La tension maximale est autour de 14 V.

Test électrique

Remarque : le décodeur utilisé est un Lenz LF101XF, dont le courant maximal par sortie est de 200 mA. Même en tenant compte de l’éclairage cabine et des fanaux, on pourrait alimenter une bonne quinzaine de voitures ! Il n’y aura donc aucune difficulté à éclairer les six à huit voitures qui constituent une rame réelle.

À suivre (voiture pilote)…

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