Barres de maintien

Les barres sont au nombre de cinq par plateforme : une centrale d’assez gros diamètre (j’ai choisi 0,5 mm à l’échelle), et quatre près des portes d’accès, plus minces, que j’ai estimées à 0,3 mm (0,4 pourrait convenir aussi). Il n’était pas question de leur donner la forme assez tarabiscotée des barres réelles. Je me suis contenté de barres rectilignes.

Cliché J.-P. Demoy

Plateforme réelle

Préparation des barres

Pour la matière, il fallait quelque chose qui ressemble à du métal chromé ou inox. Le mieux, pour l’apparence, aurait été de la corde à piano ; on peut en trouver au détail chez L’Octant, mais elle est assez dure à couper, à plier et à souder. J’ai préféré le maillechort, acheté chez micro-modele, malgré sa couleur un peu jaunâtre. Après tout, on l’utilise bien pour reproduire des rails en acier…

Voici les dimensions des différentes barres, calculées pour le montage que nous verrons plus loin (quantités par voiture) :

  • huit barres ø 0,3, longueur 25 mm ;
  • deux barres ø 0,5, longueur 40 mm, à met­tre en forme suivant le plan ci-contre.

Pliage des barres

Allez, je crache le morceau : ces barres vont servir à conduire le courant d’alimention de l’éclairage à partir des attelages conducteurs ! C’est pourquoi je recommande de les étamer sur l’extrémité de longueur 7 mm avant leur montage.

Montage des barres dans l’aménagement

La difficulté sera d’obtenir la verticalité et le parallélisme les meilleurs possible, car tout défaut sera très visible à travers les fenêtres. On va commencer par coller la barre centrale qui servira de référence pour les autres. Ici encore, un gabarit formé d’une plaquette (bois ou plastique épais) percée parfaitement verticalement sera très utile.

Donc, par dessous l’aménagement, je glisse les barres ø 0,5 dans leurs trous, avec la partie horizontale de 8 mm bien placée dans la saignée ; je glisse le gabarit par dessus le tout et je colle par dessous à la cyanoacrylate.

Après séchage vient le montage des barres ø 0,3 ; c’est le point le plus délicat. Je mets d’abord en place la plaque support transparente, qui s’enfile dans la barre ø 0,5, et qui vient reposer sur la cloison des WC (ou son équivalent à l’autre extrémité). Comme l’équilibre est instable, je place une cale de hauteur 20 mm côté escalier (j’utilise du polystyrène extrudé). Je maintiens le tout avec une pince pas trop puissante ou un bon élastique. Je pourrais dès lors coller cette pièce sur la cloison, mais il serait très difficile d’assurer le parallélisme des barres. C’est pourquoi je commence par un montage à blanc des barres ø 0,3, de la façon suivante.

Je colle de petites boulettes de Patafix sur la plaque transparente, au dessus des trous ø 0,3. Ensuite, je glisse les barres par dessous, successivement dans l’aménagement, puis dans la plaque transparente. Elles vont alors perforer la Patafix et être ainsi retenues sans pouvoir retomber. Je laisse un minimum de dépassement à la partie inférieure, l’espace maximal disponible étant de 1,2 mm.

Montage des barres

Collage de la plaque transparente

Montage des barres

NB : sur cette photo, le collage de la plaque transparente sur l’aménagement est déjà effectué, et la cale enlevée.

Toutes les barres étant en place, il est facile de voir si elles sont toutes parallèles ou non, et de corriger en jouant sur la position de la plaque transparente. Lorsque c’est satisfaisant, je colle la plaque transparente sur la cloison avec de la colle liquide pour polystyrène.

Une fois la colle bien sèche, je peux coller les barres ø 0,3 sous l’amémagement, à la cyanoacrylate, puis ôter les boulettes de Patafix, et finalement coller toutes les barres au dessus de la plaque transparente. Mais je ne fais ce dernier collage que côté cabine de la voiture pilote, car cela permet de garder un certain jeu et d’éviter parfois de faire fléchir les barres.

Câblage du châssis

Ce paragraphe serait plus à sa place dans la page suivante consacrée au câblage. Mais cette opération doit être faite avant le remontage de l’aménagement dans le châssis. C’est pourquoi elle est abordée ici.

Ce câblage consiste à poser deux fils tout au long du châssis : le premier est la polarité positive du décodeur (couleur normalisée bleue), le deuxième est celui de la sortie C du décodeur (couleur normalisée verte). Ici, les deux fils sont rouges car je n’ai pas trop de choix de couleur.

Les fils vont cheminer dans des rainures prévues d’origine. Pour cela, si ce n’est pas déjà fait, il faut retirer le lest.

Je fais passer deux fils de mini-wrapping de longueur 240 mm dénudés à chaque bout dans les rainures, entre les trous en haricots (répartir les longueurs en repérant le milieu de chaque fil par rapport au centre du châssis). Je les maintiens par quelques morceaux de bande adhésive, et je les fais sortir par les haricots. L’avantage des fils de wrapping est qu’ils sont à la fois fins et rigides, ce qui facilite leur maintien en place, mais on peut utiliser des fils souples, à condition qu ils soient assez fins.

Passage des fils dans châssis

Plus tard, d’autres fils allant vers les attelages conducteurs et vers l’intérieur de la voiture seront raccordés.

Je remets le lest en place (collé à la Pattex 100%). Certains lests étant bien rouillés, je leur ai appliqué un antirouille avant remontage.

Remontage de l’aménagement dans le châssis

Il vaut mieux replacer l’aménagement bas dans le châssis avant de coller l’aménagement haut, pour éviter des contraintes sur ce dernier qui pourraient le décoller. Ne pas oublier le cas échéant de remonter avant tout les timons à élongation !

Ce remontage ne pose pas de grosse difficulté. Attention toutefois au fait que les pièces sont détrompées, et qu’il y a donc un sens de montage à respecter. Une fois l’aménagement encliqueté, je vérifie que les clips des extrémités accrochent bien tous les deux. Si un seul l’est, il est possible de faire coulisser légèrement l’aménagement pour mieux le centrer. S’il n’est pas accroché, il va se relever et ce sera très visible par les fenêtres des plateformes avec les barres de maintien qui seront penchées.

Remontage de l’aménagement du niveau haut

Il faut ensuite coller l’aménagement du niveau haut sur celui du niveau bas. Je vérifie bien que le plancher du haut n’est pas fléchi vers le bas (« banané »), car il n’y aura rien pour le soutenir. Si c’est le cas, je le fixe avec des élastiques sur une planchette rigide en interposant une cale qui le déforme — modérément — en sens contraire, et je le laisse mariner pendant au moins une nuit. On peut essayer d’accélérer les choses avec un sèche-cheveux, mais attention : le plastique peut libérer des tensions internes et se déformer encore plus (vécu) !

Je le colle alors au pied des escaliers. Le mieux est encore d’utiliser la cyano. Pour assurer l’alignement, je colle un côté à la fois, avec deux pinces : l’une qui assure l’alignement (A) en chevauchant les deux éléments, et l’autre pour le serrage (B). Une autre colle possible, également à base de cyanoacrylate, qui semble intéressante car elle permet un ajustement des pièces pendant une vingtaine de secondes, serait la Uhu Strong & Safe, mais je ne l’ai pas encore testée. Elle est recommandée par J.-C. Barbut (Biscatrain). À noter que je l’ai trouvée non dans le rayon bricolage de mon hyper favori, mais côté papeterie.

Collage des aménagements