Éclairage, suite - Équipement des bogies

Perçages

Le bogie doit recevoir des perçages pour les fils nus venant des paliers conducteurs (1), et pour les fils isolés provenant de l’intérieur de la caisse (2).

Pour les premiers, je perce aux endroits indiqués, à l’extrémité du chemin qui semble avoir été prévu par le fabricant, à ø 0,4. Les fils nus proviennent de câbles récupérés sur une alimentation d’ordinateur.

Perçage du bogie

Remarquer autour de l’axe la cale de 0,5 mm pour relever la hauteur de caisse.

Pour les autres, je reperce le pivot du bogie à ø 1,6, amplement suffisant pour le passage de deux fils de diamètre extérieur 0,5.

Amincissement des extrémités de balanciers

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’extrémité des balanciers internes a tendance à rebiquer et à venir frotter sur le voile de roue. Je profite donc que les bogies sont démontés pour amincir ces balanciers, à la lime diamantée, qui mord mieux le plastique qu’une lime classique.

Plaquette de raccordement

J’ai prévu une plaquette de raccordement, bien que ça ne soit pas indispensable, mais ça simplifie le soudage des différents fils. Elle est en époxy épaisseur 0,8, de dimensions maximales 9 × 11 pour pouvoir passer entre les ressorts à pincettes. Elle est percée en son centre au même diamètre 1,6 que le pivot du bogie, et y est collée à la cyanoacrylate en la centrant grâce à son trou. Cette plaquette est visible sur la photo en bas de page.

Préparation des paliers

Ici aussi, le passage des fils semble avoir été prévu sur le côté des paliers. Le fil doit arriver tangentiellement sur l’épaulement du palier. En aucun cas la soudure ne doit s’écouler sur le corps, sous peine d’empêcher la remise en place dans les boîtes d’essieux.

Pour éviter cela, j’ai fabriqué un petit montage constitué d’une chute d’époxy percée au diamètre des paliers, 1,8 mm. Cette plaquette est serrée dans l’étau de ma mini-perceuse. Le palier placé dans le trou est maintenu fermement par appui d’un pic à cocktail serré dans le mandrin de la perceuse. J’utilise du bois et non du métal pour éviter les déperditions de chaleur.

Soudure d’un palier

Cliquez sur l’image pour voir le montage de plus près.

Le fil, de 100 mm de long environ (ce qui est beaucoup trop mais facilite sa manipulation) est enroulé d’un quart de tour environ sur le palier, et maintenu par des pinces ou des brucelles. Une goutte de flux Bergeon (publicité gratuite) est déposée. Je fais fondre très peu d’étain sur la panne du fer, étain que je dépose ensuite sur le palier. Ça fait un petit pchitt, et c’est soudé. Le fil qui dépasse du « mauvais » côté (ici à gauche) est coupé à ras.

Attention : pour cause de symétrie, il faut préparer moitié de paliers avec fil partant à droite, comme ici, et moitié avec fil partant à gauche.

Remarque : il m’est arrivé, l’expérience venant, d’opérer in vivo, sans sortir les paliers des bogies, et bien sûr sans anesthésie. Dans ce cas, je ménage, dans le plastique, avec une petite fraise ø 1, un espace près du palier ; j’y place le fil de raccordement, du flux Bergeon, et je soude directement avec très peu d’étain, et très rapidement. C’est un peu risqué, mais beaucoup plus rapide. Il faut penser à rincer soigneusement pour éliminer le flux, acide et conducteur électrique.

Pose des paliers et des fils, remontage des essieux

C’est sans doute la partie la plus pénible, car certains paliers ne tiennent pas dans leur logement. Je les maintiens provisoi­rement avec un axe d’essieu sans roues. Les fils sont placés dans leur saignée, puis passés par leur trou ø 0,4. Ils sont collés à la cyanoacrylate, puis enfin soudés sur la plaquette.

Avant collage, bien vérifier que l’axe posé provisoirement joue librement, donc que les paliers sont bien au fond de leur logement. Sinon, il y aura de gros frottements, ce qui réduira à néant tous ces efforts…

Bogie câblé

  1. Fils isolés venant du pivot (c’est pour plus tard)
  2. Fils nus soudés sur la plaquette
  3. Balancier aminci (voir plus haut)
  4. Palier avec son fil soudé

D’ailleurs, vérifions tout de suite en remontant les essieux. Si par malchance un essieu a du mal à tourner, rien n’est perdu : il faut le séparer de son manchon, raccourcir un peu l’un des deux demi-axes, repousser d’autant la pointe par rapport à la roue. La distance entre pointes sera légèrement diminuée, et tout rentrera dans l’ordre. Attention quand même à ne pas exagérer : il ne faudrait pas que la roue frotte sur le balancier, chose qu’elle a déjà tendance à faire naturellement !