Éclairage

Au début, j’ai voulu faire un circuit imprimé correspondant au joli double-toit avec ses plafonniers. Mais c’était compliqué, car l’espace est très compté, et qu’il fallait en fait faire deux circuits, un pour les compartiments et un pour le couloir. Et il était impossible de placer mon circuit de commande à ILS bistable sous le toit ; dans les toilettes, il serait peut-être trop loin d’un aimant de commande extérieur. Je me suis donc résigné à enlever ce double-toit et à installer une réglette classique.

NB : je fabrique les réglettes moi-même, en respectant le pas des compartiments. La consommation par voiture n’est que d’environ 6 mA, pour un éclairage que je trouve personnellement satisfaisant. Vous pouvez télécharger le document PDF montrant les schémas et les typons (623 Ko) en cliquant ici.

Les bogies sont équipés de paliers en laiton, et présentent un chemin pour le passage de fils. Le courant sera capté par ces paliers, et, tant qu’à faire, par des demi-essieux isolés, ce qui fera quatre points de contact par polarité. Ce système est assez répandu chez Roco par exemple. D’aucuns penseront que c’est beaucoup de travail pour peu de bénéfice. Que nenni ! Après avoir réalisé cette installation, j’ai fait circuler une voiture Nord avec la Gril Express équipée classiquement de frotteurs sur les axes, et avec le même circuit d’alimentation (donc le même condensateur). Eh bien, à certains endroits, celle-ci clignote allégrement alors que celle-là passe sans sourciller !

Pour capter par les paliers, les roues ne doivent pas être isolées de leur axe. Il faut donc que je trouve un nombre double d’essieux LSM « normaux », à une roue isolée, (et du même diamètre !), pour en récupérer les roues non isolées. Vérification faite, j’ai suffisamment de wagons LSM — à bogies — qui n’ont pas besoin d’éclairage, et qui recevront donc des essieux à deux roues isolées, pour équiper mes six voitures Nord.

Préparation des essieux

Petit avertissement préalable : lorsque vous enlevez les essieux, certains paliers ont tendance à s’échapper, d’autres restent bloqués. Donc prudence pour les fugueurs ; pour les fortes têtes, il est possible d’écarter le balancier externe avec ses boîtes d’essieux, pièce qui est munie de petits tenons pas trop fragiles, de façon à pousser le palier récalcitrant hors de son logement par l’extérieur.

Démontage

NB : comme on ne voit pas très bien les bagues d’isolation sur le dessin ci-dessous, j’ai utilisé des fausses couleurs pour les roues : les isolées sont vertes, les autres sont couleur bronze. Vous allez peut-être trouver ce qui suit compliqué, mais cela permet de limiter au maximum les manipulations : je ne démonte qu’une roue sur deux, et je ne coupe qu’un axe sur deux. Suivez le guide dans l’atelier des roues…

  1. Sortir au Puller une roue non isolée sur la moitié des essieux ;
  2. Sortir une roue isolée sur l’autre moitié des essieux ;
  3. Sur les axes portant enco­re une roue isolée, remonter une roue isolée venant du deuxième lot ;
  4. Replacer immédia­tement ces essieux complè­tement isolés sur les wagons « donneurs ».

Montage des essieux

Sciage des axes

Après avoir repéré le milieu des axes (ceux qui portent une roue non isolée) le plus précisément possible, les placer dans le mandrin d’une bonne perceuse.

  1. Faire à la lime carrée une saignée à 45° formant chanfrein sur chaque demi-axe ;
  2. Séparer les demi-axes en coupant à la bocfil (ou autre).

Remontage des roues puis des essieux

  1. Sur le demi-axe nu ainsi obtenu, remonter une roue non isolée
  2. Manchonner deux demi-essieux avec un tube plastique

Là, il y a un petit couac : le tube Evergreen que j’utilise d’habitude pour ce faire a un diamètre extérieur de 3,2 mm, et il frotte sur la tringlerie de frein du bogie. Je trouve donc des tubes plus minces, venant de cartouches de stylo-bille (mais pas des Bic), dont le diamètre extérieur de 3 mm convient, mais dont le diamètre intérieur est un peu fort : 2,1 mm environ, ce qui fait que les axes flottent dedans. Pas bon pour l’alignement ! Pour rattraper le jeu, je colle une couche de ruban adhésif sur les demi-axes, et ça rentre pile-poil ! Évidemment, la longueur des tubes est calculée pour obtenir exactement l’écartement dos à dos des roues : entre 14,4 et 14,6 mm selon la NEM 310 de 2009. Déduction faite de l’épaisseur des moyeux, le manchon doit faire 12,8 mm, longueur qu’il faut de toutes façons ajuster individuellement.

Avant de coller l’ensemble à la cyanoacrylate, je vérifie l’écartement des roues ainsi que la distance entre pointes (24,7 mm). Je vérifie aussi qu’il n’y a pas de contact électrique entre les deux roues, ce qui est possible si les demi-axes ont été coupés un peu trop longs.

J’ai au total quatre essieux × six voitures = 24 pièces à préparer. Et je n’aime pas les travaux répétitifs ! Autant vous dire que j’étale cela sur plusieurs jours !