Dessin du portique

Choix préalables

Pour le dessin vectoriel, j’utilise AutoCAD 2000, une antiquité du siècle dernier. J’y suis habitué, et mes besoins en dessin ne justifieraient pas un investissement lourd dans une version récente. Je sais qu’il existe des logiciels de dessin gratuits, mais je n’ai pas non plus envie d’investir dans un apprentissage supplémentaire. La productivité avant tout !

Mais cette version d’AutoCAD, peu adaptée il est vrai à Windows 7, plante de temps en temps en 3D, particulièrement lors du rendu réaliste : il faut donc souvent enregistrer le travail en cours.

Je vais décrire, sans rentrer dans les détails, les étapes successives pour construire le modèle en 3D. Le but final serait d’arriver à une maquette réelle, mais je n’en suis pas là  pour le moment ; je me contenterai d’essayer de finaliser le dessin, ce qui n’est déjà pas si simple.

Toutefois, il vaut mieux garder à l’esprit la ou les techniques qui pourront être employées pour la réalisation d’un modèle réel, car elles peuvent conditionner la façon de dessiner. Par exemple, si la réalisation est faite avec des tôles de laiton ou de maillechort, il faut tenir compte de l’épaisseur de ces tôles pour les pliages. En revanche, si l’impression 3D est utilisée, les objets pourront être dessinés pleins ; le logiciel de « tranchage » (slicing) se chargeant de l’interprétation, en plein ou en creux, des parties d’une certaine épaisseur. A priori, je pars sur l’hypothèse d’une fabrication proche de l’original, donc en tôles. Il sera toujours plus facile de faire du plein à partir du creux que l’inverse.

Chaque étape du dessin correspondra à un sous-ensemble cohérent, qui sera dessiné sur son propre calque. Cela permet de masquer des objets qui pourraient en recouvrir d’autres, et facilite donc les opérations. La plupart des objets élémentaires peuvent être créés à l’aide de deux méthodes : l’extrusion et la révolution. Les formes simples sont ensuite associées par union ou soustraction s’il faut percer des trous par exemple. Mais ces opérations ne doivent pas être faites trop tôt, car les modifications à l’intérieur d’un objet 3D sont plus compliquées, voire même parfois impossibles à effectuer.

J’ai choisi pour le dessin l’échelle réelle. Ce choix n’a pas une grande importance, car il sera toujours possible d’appliquer un facteur d’échelle différent en fin de travail. Mais il évite de multiples conversions de mesure toujours pénibles et risquant de provoquer des erreurs. Avec à l’esprit, comme on l’a vu ci-dessus, la réalisation en tôles de laiton ou de maillechort de 0,3 mm, la plupart des caissons seront dans cette épaisseur au 1:87e, ce qui correspond à 26 mm à l’échelle 1:1, sans présupposer l’épaisseur réelle des tôles.

Bogies

La forme du châssis de bogie est assez simple. Il faut simplement bien repérer les axes des galets, celui de l’arbre moteur, et celui de la pièce d’appui des pieds. Je prévois tout de suite les cornières de protection à chaque extrémité, qui jouent le rôle de chasse-obstacle sur les rails de guidage.

Pour le moment, les organes de sécurité ne sont pas représentés. Ce sont des détails qui seront ajoutés plus tard.

Coupe du bogie

Le bogie ci-dessus est porteur. Pour le bogie moteur, il me manque pas mal de renseignements sur l’aspect de la transmission. Je sais seulement que l’ensemble frein - moteur - transmission est parallèle au châssis du bogie, et qu’il y a presque forcément un renvoi d'angle pour attaquer les pignons des galets. On peut apercevoir d’ailleurs sur cette photo une sorte de banjo qui évoque ce renvoi.

Photo du bogie moteur

Autre inconnue de laquelle dépend la forme et la taille du moteur : est-ce un moteur à courant continu ou un asynchrone ? Les ailettes que l’on peut distinguer sur le flanc du moteur font pencher pour un moteur asynchrone. Dans les années soixante, pas de variation électronique de vitesse pour un moteur asynchrone. La seule solution était l’insertion de résistances, statoriques pour un moteur à cage (mouvements horizontaux) ou rotoriques pour un moteur à bagues (à rotor bobiné) en levage.

Photo du moteur

Barre de liaison

Remarque : je ne sais pas si j’utilise le terme technique correct. Pour moi, cette barre est la poutre ajourée qui relie les deux jambes du même pied. En charpente, on appellerait cette pièce un entrait — les jambes jouant alors le rôle d’arbalétriers. Cette pièce est assez facile à dessiner. Elle se compose essentiellement de deux profilés en té reliés par des entretoises.

Photo de la barre de liaison

Barre de liaison

Connecteur bogie - entretoise - jambe

Photo du connecteurConnecteur

Association des trois pièces précédentes

Aspect du montage avec la jambe que l’on va voir ci-après.

Montage du bogie

Pied

Ce que j’appelle le pied se compose de deux jambes inclinées reliées en partie supérieure par une traverse appelée sommier. Ces pièces sont formées de caissons de tôles soudées. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les jambes qui sont les plus difficiles à modéliser.

Jambe

Photo du sommier

Sommier

J’ai modélisé le connecteur central (cerclé) qui se voit en fait beaucoup sur toutes les photos. Il y en a un de chaque côté du sommier, et peut-être aussi en dessous.

Poutres

Deux poutres doubles horizontales servent de support de roulement aux chariots de direction, qui eux-mêmes contiennent les treuils de levage.

Photo de la poutre

Ce sont des pièces assez complexes, avec leurs pattes de fixation, leurs coursives et leurs rambardes, mais pas très difficiles à dessiner. J’ai un peu surdimensionné les nervures de renfort. La tôle des coursives est larmée (antidérapante), mais je n’ai pas représenté ce détail.

Poutre

Bilan d’étape

Voici l’aspect global actuel de la modélisation.

La prochaine étape sera consacrée à la cabine de conduite avec ses échelles d’accès.

Portique

Le premier problème étant celui de l’installation :
l’installeur de ACAD2000 est en 16 bits, ce qui est
refusé par Windows 64 bits (Vista et supérieure).
Heureusement, voici de quoi s’en sortir.

Penser à configurer l’intervalle des sauvegardes automati­ques, par exemple toutes les 5 minutes. L’enregistre­ment se fait alors dans un fichier situé dans le dossier : nom_utilisateur/AppData/Local/Temp/nomfichier.sv$.