Opérations sur le châssis

Sciage

Le châssis fait corps avec les vitrages, selon une option courante chez Jouef à l’époque (cf. voitures UIC). La première chose à faire, étant donné que les vitrages vont être remplacés, est de les scier.

Sciage du châssis

NB : j’ai utilisé un disque diamanté, ce qui n’est pas l’idéal car cela provoque un échauffement qui fait fondre le plastique, même à basse vitesse. Un disque scie denté aurait été préférable.

Je laisse une hauteur de 6 mm environ pour conserver une certaine rigidité. La coupe n’est pas très régulière. Il faut l’égaliser, car la hauteur conservée a son importance : elle va déterminer l’emplacement des cales de positionnement du châssis dans la caisse.

Marchepieds

Les seuls déjà présents doivent être arasés : ils sont très grossiers et il faudra en faire d’autres pour toutes les portes, les grandes et celles du compartiment de chef de train.

Fraisage pour les futurs marchepieds

Les côtés du châssis sont fraisés pour recevoir les montants des futurs marchepieds. Les dimensions sont données en annexe (PDF).

Fraisage des emplacements de marchepieds

Les marchepieds « chef de train » seront fixés sur le bogie.

Concernant les grands marchepieds situés devant le bogie, je prévois un système mobile qui nécessite des perçages ø 0,6 dans l’épaisseur des côtés (repères a).

Marchepied mobile

Moulage entre les coffres d’appareillage

Ce moulage, invisible en situation, n’est pas gênant en soi, mais je désire y placer un inter DIL pour commander les futurs fanaux. Pour encastrer ce dernier, il faut supprimer ce moulage qui donc est fraisé. Des trous ø 0,8 sont percés pour le passage des pattes de l’inter DIL.

Traverses de tamponnement

Comme j’ai l’intention de mettre les intercom­munications en retrait, il faut également fraiser les traverses, de 1 mm sur toute la hauteur (il restera une épaisseur de 0,4 mm environ, qui a toutes les chances de ne pas résister !), puis de 2,5 mm, profondeur 1 mm, largeur 15 mm sur le haut du châssis.

Fraisage de l’extrémité du châssis

Notez les cales entre le support d’usinage et le châssis, d’une épaisseur totale de 12 mm, pour éviter que les coffres sous caisse ne touchent ledit support, qui sera décrit plus loin.

Tampons

Certains boisseaux étaient cassés. D’autre part, les tampons de remplacement sont récupérés de voitures PBA Trix. En effet, celles-ci sont livrées avec des tampons un peu plus longs (ainsi que les bourrelets non écrasés) pour équiper une voiture d’extrémité. Ces tampons sont détrompés : leur tenon a un diamètre de 1,5 mm d’un côté, et de 2 mm de l’autre.

Je reperce les boisseaux à 2,5 mm et j’insère des morceaux de tube Evergreen ø 2,4 Une fois collés, je les alèse au diamètre voulu, soit 1,5 mm, soit 2 mm selon le côté.

Fixation pour timons à élongation

Les timons choisis sont des Makette grand modèle (KKK1) ; les Roco sont trop épais et ne passent pas entre châssis et bogie. Les trous de fixation avant sont trop près de la traverse de tamponnement, qui, je le rappelle, a été fraisée et donc fragilisée. J’utilise donc les trous arrière. Les vis prévues sont des vis miniatures P-tite ø 1,4 autotaraudeuses. Les avant-trous sont percés à ø 1,0.

Pivots de bogies

Pour donner au châssis une suspension en trois points, il faut d’abord donner un peu plus de jeu aux pivots. C’est obtenu en raccourcissant le relief des pivots par le dessus, et en l’évasant avec une fraise à 90°.

D’un côté, des cales d’une épaisseur de 2,2 mm (obtenue en superposant deux couches de plastique d’épaisseur 1,5 et 0,7 mm) sont collées à 10 mm de part et d’autre de l’axe de pivotement. Voir l’illustration plus loin.

De l’autre côté, le bogie recevra une entretoise de 1 mm autour de son pivot. La hauteur totale du fourgon, qui était insuffisante à l’origine (44,3 au lieu de 45,3 — avec des roues de diamètre convenable), sera ainsi corrigée.

Opérations sur les bogies

Comme déjà dit, j’avais déjà affiné les bogies il y a très longtemps. Il reste à couper l’attelage à boucle à ras de la traverse de charge, et à fraiser un logement semi-cylindrique pour éviter l’interaction avec le ressort de timon.

Il faut aussi déplacer les sabots de frein pour les placer face aux roues. Pour cela, ils sont coupés à ras, percés au ø 1, et réunis par une barre représentée par un rond de polystyrène. Cette barre est elle-même fixée dans une rainure fraisée dans l’ancien timon à l’avant, et dans une pièce rapportée à l’arrière. Ce n’est pas réaliste, mais ça se verra très peu.

Tringlerie de bogie

Bogie masqué avant peinture

Vis P-tite 1,4 × 5 acier noir
0,15 € pièce — prix 2016
chez micro-modele