Les servos et leur installation (suite)

Quelques photos en situation

La première photo montre la commande de l’aiguille par le bras supérieur de la manivelle. Avouez que c’est discret et facilement camou­flable, même si ça ne reproduit pas le mécanisme réel. Le ressort de maintien en position d’origine est supprimé. De toutes façons, il sautait à chaque fois que je nettoyais les voies !

Commande aiguille

Zoom sur la commande d’aiguille

Cliquez sur l’image pour voir la transmission de plus près.

La deuxième photo montre l’envers du décor, avec, de gauche à droite, le servo, le commutateur Peco encastré dans le circuit imprimé et le bornier de raccordement. Les fils rouge et noir sont ceux du feeder DCC ; le jaune est celui du cœur d’aiguille ; le bleu, raccordé au jaune et donc au cœur, est le fil de retour au pupitre, qui permet d’al­lumer les LED indiquant la position de l’aiguille. Le bornier est débro­chable pour permettre le retrait fa­cile du support en cas de problème.

Servo en situation

Pour installer le support avec suffi­samment de précision par rapport au trou de pivotement, j’ai prévu un gabarit de perçage et d’alignement en aluminium, que voici.

Gabarit de montage

Expérimentation avec des microrupteurs

Cette expérimentation est en cours. Les avantages de ces microrupteurs sont leur fiabilité (ils équipent les boutons des souris), leur faible taille et leur faible prix (autour de1,50 €), et aussi le courant commu­té relativement important, de 3 à 5 A. Ne pas oublier que des courts-circuits peuvent se produire sur une aiguille. Leur inconvénient est lié à la très faible course du poussoir : le réglage est donc délicat. Voici une petite vidéo (53 s) sur le sujet.
Voir la vidéo (2,6 Mo).

Maquette d’essai

Le commutateur Peco a été démonté (il reste le bornier devenu inutile). Le microrupteur est fixé sur la table, ce qui ne serait pas pratique en situation réelle.

Autre solution purement électronique

On peut associer au Switchpilot un module chargé de la commutation des cœurs d’aiguilles, c’est le Switchpilot Extension. Il se connecte directement sur le précédent, et possède quatre sorties (une par aiguille) à double inverseur à contacts secs. On peut régler la commutation soit immédiatement à la réception de l’ordre, soit avec un retard pour tenir compte de la course de l’aiguille, avec CV 49 = 15 pour indiquer que les quatre servos sont concernés. Mais le retard lui-même n’est pas réglable.

Switchpilot Extension

J’ai acheté un tel module, car j’avais des difficultés avec un (1 seul sur 7) des commutateurs Peco, qui commutait de façon aléatoire. Ce module fonctionne parfaitement, mais…

…mais il y a un inconvénient de taille : ce module ne reflète pas la position exacte de l’aiguille ; il indique seulement que l’ordre de changement de position a été reçu. Si par exemple le connecteur du servo est débranché ou a un fil coupé, il ne bougera pas, et pourtant le cœur d’aiguille sera commuté et la LED du tableau de contrôle s’allumera. Ce n’est donc pas un dispositif sécuritaire. Et ce n’est pas propre au Switchpilot Extension, mais c’est valable aussi pour les autres solutions citées à la page 2, à savoir le Smartfrog et le Frog Juicer.

Avec un commutateur actionné directement par le servo, ce type d’incident ne pourrait pas se produire. Le seul défaut encore possible serait une fermeture incomplète de l’aiguille, due à un obstacle tel qu’un grain de ballast mal placé, comme dans cette vidéo extraite d’un film SNCF des années 1950 sur la sécurité. Voir la vidéo (3 Mo).

Mais, pour éviter cela, il faudrait que le commutateur soit lié à la position réelle de l’aiguille, chose qui paraît difficile à l’échelle 1/87e. Difficile, mais peut-être pas impossible

La CV 49 indique quels servos sont concernés
par le retard, de la façon suivante :
les numéros de servo sont 0, 1, 2 et 3, ce qui
correspond aux numéros des bits de l’octet à
écrire dans la CV. Dans mon cas, cela donne :
20 + 21 + 22 + 23 = 1 + 2 + 4 + 8 = 15.