Les servos et leur installation

C’est bien beau de vouloir utiliser des servos, mais comment les fixer sur ou sous la table ? Comment transmettre leur mouvement aux aiguilles ? Comment éventuellement actionner un contact pour alimenter le cœur ? Il y a plusieurs réponses possibles. La plus simple, mais aussi la plus coûteuse, est d’acheter des composants spécialement adaptés, comme les servos TAM ou ESU fournis avec châssis de montage et quincaillerie. J’ai préféré une solution plus personnelle, mais facilement adaptable.

La transmission mécanique

Apparemment, la plupart des marques ont choisi la solution classique déjà utilisée pour des moteurs classiques (Peco, Tortoise), celle d’une simple tige traversant la table et entraînant directement la traverse mobile de l’aiguille.

Dans le cas d’un servo, cette tige est fixée sur le palonnier et décrit donc un mouvement de rotation dans un plan vertical. L’inconvénient principal que je vois à cette solution est d’exiger de percer un trou dans la table, assez grand pour permettre le débattement de la tige avec du jeu, soit d’un diamètre d’environ 10 mm. Et ce trou doit être pratiqué avant la pose de la voie, sous peine de risquer de détériorer une aiguille déjà en place. Un autre inconvénient est que, pour laisser une certaine souplesse à la transmission, il faut que la tige soit assez longue ; l’encombrement en hauteur sous la table risque d’être important.

Mouvement classique

J’ai préféré la solution du levier tournant dans un plan horizontal, formant une manivelle à deux bras, et pivotant dans un trou de petit diamètre (1,2 à 1,5 mm). C’est en fait celle préconisée pour les moteurs Fulgurex. Les pattes de fixation du servo sont horizontales, ce qui en facilite aussi l’implantation. Notez que, pour des raisons mécaniques, l’axe de rotation de la manivelle doit être (à peu près) confondu avec celui du palonnier du servo. Notez aussi qu’il n’est absolument pas nécessaire que les deux bras de la manivelle soient dans le même plan. Celui du dessous peut être orienté à volonté pour faciliter l’implantation du moteur.

Mouvement avec manivelle

La fixation

Comme vous pouvez le voir sur ce dessin, j’ai choisi de fixer le servo sur une carte de circuit imprimé époxy. Avantages : une bonne rigidité, et possibilité de créer un circuit pour connecter un commutateur d’alimentation de cœur. D’autre part, j’ai voulu réutiliser les commutateurs Peco qui me restaient de la première installation avec des moteurs de la même marque. Mais on verra que des microrupteurs (ou microswitches), moins chers et probablement plus fiables, peuvent être employés.

Support avec connecteur

La fixation du servo est réalisée sur la carte par des vis à tôle (les vis fournies étant souvent trop courtes), avec des entretoises pour ajuster la hauteur du palonnier. En effet, suivant le type de servo, les pattes de fixation ne sont pas situées à la même hauteur. La fixation de la carte sur la table se fera par trois vis à bois, avec également des entretoises d’écartement. La solution choisie m’a demandé pas mal de travail de fraisage sur la carte, pour y adapter le commutateur Peco ainsi que le servo lui-même.

La commutation du cœur

Les commutateurs Peco PL-13, prévus à l’origine pour se coller sur les moteurs PL-10, ne disposent d’aucun point de fixation. Je les fixe donc par leurs cosses, en les soudant sur la carte. Mais cela m’oblige à fraiser un trou rectangulaire pour accueillir leur boîtier, qui sera ainsi parfaitement maintenu. La position du commutateur par rapport au servo doit être assez précise pour que le trou de passage de la tige de commande soit aligné avec celui du palonnier. Les palonniers ne sont pas standardisés, ni au point de vue de la distance entre perforations, ni pour la fixation à l’arbre du servo. Ils ne sont donc malheureusement pas interchangeables. Cela signifie qu’il faut adapter la distance entre le servo et le commutateur en fonction des modèles disponibles.

Support avec connecteur