La carte XbusTCO

La carte XbusTCO permet de commander jusqu’à 105 aiguilles (ou autres accessoires) ! Si les besoins sont encore plus importants, une deuxième carte, munie d’une adresse Xpressnet différente, configurable par dipswitch, permet de presque doubler ce nombre. Autant dire que, sauf si l’on s’appelle Miniatur Wunderland Hamburg, on a de quoi voir venir ! Comme je l’ai indiqué plus haut, cette carte provient du site de Paco Cañada, qui lui-même s’est inspiré d’une réalisation du MERG (Model Electronic Railway Group).

Je n’ai pas pu m’empêcher de la modifier, cette carte (pas le schéma, seulement le circuit imprimé), dans le but de la simplifier : pas de prise RJ11 sur la carte, moins de straps, tous les composants (diodes, résistances, straps) à couder à la même longueur (pratique si vous avez cet astucieux gabarit de pliage), et des connecteurs pour pouvoir éventuellement reprogrammer le microcontrôleur PIC in situ, c’est-à-dire sans être obligé de l’extraire de son support. Mais je n’en ai pas eu besoin, la carte ayant fonctionné du premier coup !

Le circuit imprimé

Le circuit imprimé d’origine est disponible sur le site de Paco. Le mien est disponible ici (800 Ko). Il n’y a donc aucun changement de composants, si ce n’est l’absence de prise RJ11. Je vous ai fait une meilleure (du moins, je l’espère, mais ça ne devrait pas être trop difficile !) traduction française de la notice, car c’est déjà assez compliqué comme ça pour ne pas être en plus obligé de jouer aux devinettes… Et Google, pour ce qui est des traductions, n’est pas vraiment notre ami… mais plutôt un faux ami, c’est le cas de le dire !

La programmation

Le fichier .HEX contenant le programme compilé nécessaire se trouve ici, dans un fichier zippé. Évidemment, pour programmer le PIC, il faut un programmateur, et un programmateur qui puisse se brancher sur port USB, car les ports série se font de plus en plus rares sur les PC.

Pour ma part, j’ai trouvé celui-ci, assez bon marché, sur Ebay. Pour moins de 40 €, il offre un support à insertion nulle (plus cher, mais bien plus pratique que de multiples supports tulipes !), un câble de liaison pour programmation in situ, et un câble USB. Et, bien sûr, le logiciel de pilotage.

Programmateur de PIC

La carte réalisée

Carte XbusTCO

Le bornier XpressNet (1) est relié à une prise RJ11 (2) récupérée sur une prise téléphonique gigogne. D’ailleurs, ce bornier n’est pas vraiment utile ; j’aurais pu souder les fils directement sur la carte. Le câble (3) branché sur la RJ11 est un câble téléphonique, coupé en deux, et raccordé côté centrale sur le bornier à vis L M A B. Ce câble est bien utile, car il me permet aussi de raccorder l’interface LiUSB de Lenz, pour piloter le circuit à partir d’un ordinateur.

Les entrées (4) de la carte sont reliées aux sorties (5) du Zelio. Si vous avez potassé le schéma d’origine, vous avez sûrement remarqué qu’il faut intercaler des diodes en série avec les contacts. J’ai pu m’en passer parce que je n’utilise que les sept premières adresses.

Câbler des diodes « en l’air » n’étant ni très esthétique ni très sûr, j’ai étudié une petite carte qui permettra d’étendreproprement le nombre de contacts par groupes de sept (trois groupes sur la photo, avec deux cartes « filles » superposées et la carte « mère » débranchée à gauche). La superposition permet d’économiser des bornes, et donc du câblage, par des liaisons directes inter-cartes. Voir le dossier en PDF.

Platine à diodes

Il n’y a eu aucune programmation à reprendre sur le module Zelio, si ce n’est que j’ai dû permuter les sorties pour obtenir une proximité géographique entre les servos connectés sur le même décodeur.

Gabarit de pliage
1,00 € — prix 2014
Micromodele réf. DO-AB5
Gabarit de pliage

Programmateur de PIC
$35 + port $14 — prix 2014
Kee Electronics USB Pic Programmer