Les moteurs d’aiguille, quelle galère !

Ah oui, les moteurs d’aiguille, quelle galère ! Les uns, à électroaimants (ou solénoïdes), sont très gourmands et très bruyants (Peco), les autres, à moteur lent, sont bruyants et peu fiables (Fulgurex), d’autres encore sont très gros et chers (Tortoise). De plus, ils ont tous l’inconvénient de rendre le réglage du déplacement peu pratique et seulement mécanique (tordre une tige métallique).

Alors, sommes-nous condamnés à subir cela ? Eh bien non ! Il y a LA solution : le servomoteur de radiocommande, plus connu sous le nom de servo. Petit, relativement bon marché, presque silencieux, il a tout pour plaire, sauf sa commande qui est un peu compliquée. Mais il existe maintenant des décodeurs d’accessoires pas trop chers capables de le piloter. Et les réglages de déplacement et de vitesse sont extrêmement simples et souples.

Je voudrais donc vous parler ici de la transformation que j’ai effectuée sur mon circuit commandé par un automate et qui utilisait auparavant des moteurs Fulgurex (voir l’épisode précédent).

Le site de Paco

Il y a un site très intéressant (parmi d’autres), qui m’a donné envie de me lancer dans l’aventure des servos ; j’ai nommé Paco’s website, par Paco Cañada, qui se consacre au DCC et à différents moyens de fabriquer des commandes à main, des décodeurs, etc. à base de microcontrôleurs PIC (le cerveau, d’où le titre de cette page !), composants programmables dont le programme est fourni par le site, donc utilisable tel quel sans connaissances particulières. Ce n’est pas tout ! Les dessins des circuits imprimés aussi sont fournis.

L’inconvénient de ce site est que sa langue de base est l’espagnol, même si la plupart des textes (mais pas tous) sont traduits en anglais. Parfois aussi en français, mais alors, c’est la catastrophe, avec de nombreuses fautes et parfois des faux sens qui rendent la compréhension difficile (exemple : dirección traduit par… direction, alors qu’il faut comprendre adresse !). D’où grosse confusion dans le cas d’un servo, qui possède bien une adresse via son décodeur, mais aussi une direction (ou plutôt un sens) de rotation !

Premières tentatives

J’ai d’abord fabriqué, d’après le site de Paco, un décodeur d’accessoires pour servomoteurs, qui n’a pas fonctionné correctement : il commandait bien le servo à l’aide du bouton-poussoir incorporé, mais j’ai été incapable de le faire communiquer avec ma centrale Lenz.

J’ai ensuite fabriqué, toujours d’après le site de Paco, une interface permettant de commander des aiguilles en DCC avec des interrupteurs ou des boutons poussoirs, et non en pianotant des adresses sur la commande à main, ce qui permet de réaliser un TCO en DCC. Cette carte utilise le bus Lenz Xpressnet, autrefois connu sous le nom Xbus, d’où le nom de cette carte : Xbus TCO. Elle a fonctionné très bien, et du premier coup.